Bob42 Invité
 | Sujet: Résultats du Référendum Lun 30 Mai - 9:36 | |
| A 54,87 %, les Français, qui se sont très fortement mobilisés, ont massivement rejeté le projet de Constitution.
La France crie son non au traité européen
lundi 30 mai 2005 (Liberation - 06:00)
Franc et massif, aurait dit le général de Gaulle. En tout cas, net et sans bavures. Hier, appelés aux urnes pour ratifier la Constitution européenne, les Français n'ont pas fait de quartier. A 54,87 % (résultat définitif), ils ont rejeté le texte qui leur était proposé. La victoire du non avait été annoncée par l'ensemble des instituts de sondage depuis une semaine. Le désaveu n'en est pas moins cinglant pour les tenants du oui, à commencer par le chef de l'Etat, mais aussi la direction du PS. Le vote constitue également un refus sans équivoque d'une Europe considérée par une majorité de Français comme faisant la part trop belle au libéralisme.
En 1992, le traité de Maastricht avait terminé ric-rac, à 51,05 %. La Constitution, elle, n'aura donc pas réussi à passer l'épreuve des urnes. Au terme d'une longue campagne, qui a vu le pays se passionner pour un texte réputé ardu, les Français se sont rendus en masse aux urnes. Avec un taux de participation de 69,74 %, ce scrutin fait jeu égal avec Maastricht (où la participation avait été de 69,7 %) et a largement dépassé en affluence les régionales de mars 2004, qui avaient pourtant marqué un sursaut de la participation (65,73 % au deuxième tour). Région par région, le non enregistre ses meilleurs scores en Picardie (65,02 %), dans le Nord-Pas-de-Calais (64,89 %), en Languedoc-Roussillon (62,41 %) ou dans le Limousin (59,22 %). A minuit et demi, le oui n'était majoritaire que dans trois régions : Bretagne (50,90 %), Pays-de-la-Loire (50,12 %) et surtout Alsace (53,44 %).
Nouer. Conclu au printemps 2004 entre les 25 pays membres, le texte devait permettre d'améliorer le fonctionnement de l'Union. Il comportait également une partie III qui reprenait les traités déjà existants, axés sur la notion de «concurrence libre et non faussée». C'est autour de cette partie que s'est noué le débat à gauche. Emmené par Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli et, en fin de campagne, Laurent Fabius, une moitié du PS a rejoint le PCF, l'extrême gauche, la gauche «mouvementiste» et une grosse minorité des Verts dans la campagne du non. Hier soir, ces leaders de gauche apparaissaient comme les grands vainqueurs du référendum, au détriment du numéro un socialiste François Hollande.
Mais c'est pour le chef de l'Etat que le revers est le plus grave. Aujourd'hui, il devra commencer par rassurer ses partenaires sur la volonté européenne de la France et aussi leur expliquer la signification qu'il donne à ce non. Une chose est sûre : pour le moment, il n'est pas question d'entamer une renégociation du texte. A 22 h 30, le chef de l'Etat est intervenu en direct depuis le palais de l'Elysée (lire ci-contre). Après une brève Marseillaise, il est apparu avec un étrange sourire au visage. Prenant acte du résultat de la consultation, il a appelé les Français à «se rassembler» derrière la défense des intérêts nationaux, c'est-à-dire derrière lui. Après la claque reçue par les listes UMP aux régionales, puis aux européennes de juin 2004, le voilà mis en échec par les Français pour la troisième fois. Cette fois, le revers devait se traduire par un changement de Premier ministre. «Je vous ferai part, dans les tout prochains jours, de mes décisions concernant le gouvernement et les priorités de son action», a dit le Président.
Promotion. L'ampleur du score du non conforte l'hypothèse d'une promotion-éclair de Dominique de Villepin, ministre de l'Intérieur. Mais, à droite, le calme n'est pas près de revenir. Dès hier, le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas son hostilité à la nomination de Dominique de Villepin à Matignon, a signifié une nouvelle fois qu'il n'entendait pas rester inerte et a appelé à «un tournant majeur dans nos politiques économiques et sociales». Affaibli et même sonné par sa défaite, mais retrouvant ses réflexes d'opposants, François Hollande a aussitôt mis en garde l'opinion : «Il n'y a pas d'inflexion à attendre du discours de Jacques Chirac, aucune illusion à avoir sur le prochain gouvernement. Ce sera la même politique, avec, hélas, les mêmes résultats.»
Les sondages avaient juste |
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Thierry Rang: Administrateur


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 | Sujet: Re: Résultats du Référendum Lun 30 Mai - 16:24 | |
| reste à voir ce que cela va donner! car je crois qu'ils sont toujours aussi borné et ne veulent pas changé de politique,d'aprés les premiéres réactions,d'hier au soir. _________________

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Bob42 Invité
 | Sujet: Re: Résultats du Référendum Lun 30 Mai - 18:14 | |
| Oui moi aussi je craind le changement dans la continuité  |
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Clarisse Invité
 | Sujet: Re: Résultats du Référendum Lun 30 Mai - 18:52 | |
| Ben vi... |
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